 | Monsieur André MICHIELS Mon cher André, Comment ne pas avouer que l’on est rempli de sidération, de stupéfaction, lorsque l’on reconnait sur Enaos un visage jovial bien connu ! Oui, André, ton visage ! Oh, que voilà une triste nouvelle ! Et, dès lors, au-delà de sa pénibilité, je voudrais quand même te dire que ton départ pour un jardin de paix sans fin m’interpelle… Sans doute parce que nous sommes de la même génération, avec les mêmes racines, mais plus encore parce que nous avons longtemps travaillé dans les mêmes murs et qu’ainsi, je peux donc affirmer, nostalgique, qu’avec toi, c’est une belle figure d’Eurofloor qui n’est plus. Ainsi, ces dernières années, chaque fois que je te rencontrais, faisant tes courses, c’était l’occasion d’encore remuer quelques souvenirs, inévitablement liés à l’usine, et notamment à ton papa Auguste, mon premier chef, pour lequel j’ai toujours gardé beaucoup d’estime. Et d’autre part, parce que nous avons aussi partagé une passion commune pour le jardinage et surtout pour la photo. Et la dernière fois que je t’ai parlé, c’était à l’occasion de la cérémonie d’adieu en l’honneur d’Alain, et là, je me souviens de ton visage désappointé lorsque tu m’as dit à son propos : « Ça a été vite… ». Et quatre mois plus tard, André, comment ne pas faire la même constatation à ton égard… Pourquoi donc n’as-tu pas pu continuer le bel automne de ta vie ? Aussi, par respect, à présent, chacun aura à cœur de célébrer ton amabilité, ta disponibilité et ton verbe chaleureux, souvent agrémenté d’une pointe d’humour. Sans oublier que tu avais une approche vraiment pondérée des réalités de la vie. Mais, en ces moments de désarroi et de grande tristesse, André, je me dois de regarder vers tous ceux que tu as quittés et que tu as mis dans la peine : ton épouse, tes fils, tes petits-enfants et toute ta famille. Pour leur dire qu’ils pourront trouver une paix dans les larmes, certes, mais aussi en se souvenant de ta bienveillance et de ta force d’âme. Alors, André, maintenant, surtout, va tranquille ! Car, s’il y en a un qui a bien mérité la considération de chacun, c’est toi ! Salut André ! André Schmitz
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